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Cette désinformation sur la CSPE (voir ci-dessus) participe au discours ambiant qui a vu en quelques mois passer le photovoltaïque de symbole des énergies propres en marche à niche fiscale pour gros contribuables spéculateurs. Alors faisons les comptes : à 18 000 euros les 3 kWc installés, dont 2 000 pour la pose, l’investissement pour un couple - après crédit d’impôt à 50% - était de 10 000 euros. Avec la réduction du crédit d’impôt à 25%, l’investissement passe à 14 000 euros. Avec en moyenne 1 500 euros de recettes générées, cela correspond aujourd’hui pour ce couple à un placement à 11%, suffisant pour permettre aux entreprises de proposer des offres clés en mains avec financement intégré. Il est donc logique que le crédit d’impôt ait baissé, et ce calcul confirme que les collectivités n’ont pas besoin de subventionner le photovoltaïque pour qu’il se développe, comme le rappelle l’étude d’AMORCE sur l’efficacité et les coûts des dispositifs de soutien aux EnR et à la MDE (à retrouver dans son intégralité sur www.amorce.asso.fr). Le Gouvernement aurait pu choisir de baisser le tarif d’achat, mais cela aurait généré une économie pour la CSPE, et non pas sur le budget de l’Etat.